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Affichage des articles du juin, 2026

Les bienfaits d’un programme quotidien répétitif

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  Le programme quotidien dans un monastère est délibérément répétitif. Extérieurement, cette répétition crée un sentiment rassurant de calme et d’ordre. Intérieurement, elle épargne aux membres de la communauté monastique bien des « angoisses liées aux décisions » inutiles. La répétition déplace l’accent mis sur la conception linéaire du temps — une flèche se précipitant vers l’avenir — pour revenir à l’expérience plus naturelle du temps en tant que cycle. Cela réduit l’agitation et favorise davantage le maintien de l’esprit dans le présent. La répétition extérieure aide également les moines et les nonnes à reconnaître les fluctuations intérieures de l’esprit sans les attribuer à des événements ou à des personnes. Dans un monastère de la forêt, une cloche peut sonner régulièrement tout au long de la journée à des heures fixes, avec des significations bien définies telles que la méditation en groupe, l’heure du repas, la période de travail, etc. Alors que le son et sa signification ...

Saddhā

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La caractéristique unique de saddhā (généralement traduit en anglais par « foi ») est qu’elle naît à l’égard d’hypothèses vérifiables plutôt que de dogmes invérifiables. Saddhā est une confiance en la sagesse et la compassion du Bouddha qui naît en écoutant ou en lisant ses enseignements, ou encore en entrant en contact avec quelqu’un qui les incarne. La foi qui guide un bouddhiste repose sur la conviction que le Bouddha est véritablement éveillé, que le Dhamma montre un véritable chemin vers la libération, et qu’il existe des hommes et des femmes qui ont atteint la libération en pratiquant le Dhamma. En bref, saddhā est la certitude que la libération est possible et que le Chemin Octuple y mène, tout cela grâce à la loi du kamma. Saddhā s’accompagne d’un état de clarté, de lucidité et d’élévation de l’esprit. On compare saddhā à une gemme qui clarifie l’eau et fait couler au fond tous les sédiments d’un étang boueux. Le chemin à suivre semble alors clair. Saddhā simplifie, établit des...

Un coup de foudre

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Ajahn Chah est né le 16 juin 1918 dans un petit village du nord-est de la Thaïlande. Il entra dans le Sangha dès son plus jeune âge et, vers l’âge de vingt-cinq ans, il quitta son monastère local et partit à pied à la recherche d’un maître de méditation. Ce n’est qu’un peu plus d’un an plus tard qu’il trouva le chemin qui le mena vers Luang Boo Man, fondateur et un des grands maîtres de la Tradition de la Forêt Thaïlandaise. Quelques jours passés en présence du maître suffirent à apporter à Ajahn Chah une compréhension essentielle et une inspiration pour toute sa vie. En 1954, il fonda un monastère de la forêt à quelques kilomètres de son village natal, où il vécut jusqu’à sa mort en 1992. Un jour en fin d’après-midi en 1978, Ajahn Chah était assis sous son kuti et conversait avec quelques moines. C’était le jour de la pleine lune. La récitation du Patimokka était terminée et une nuit entière de pratique les attendait. Un moine s’approcha, se prosterna devant Ajahn Chah et lui présenta...

Transformer les tendances de l’esprit

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  Les personnes dont l'esprit est dominé par l'avidité accordent une attention constante aux choses qu'elles aiment. Elles s'y accrochent et s'y agrippent avec ténacité, jusqu'à ce que le plaisir qu'elles en tirent devienne essentiel à l'image qu'elles ont d'elles-mêmes. Ce n'est pas la voie de la paix, mais l’avidité a aussi un côté positif sur le plan spirituel. Si ces personnes parviennent à transformer leur obsession pour les plaisirs des sens en une obsession pour un objet de méditation, leur esprit peut devenir très concentré et joyeux. L'esprit avide recèle en lui une capacité de dévotion sans partage. Les personnes dont l'esprit est dominé par la négativité accordent une attention constante aux choses qu'elles détestent. Elles s'y accrochent et s'y agrippent avec ténacité jusqu'à ce que l'obsession consistant à critiquer et à trouver des défauts devienne essentielle à l'image qu'elles ont d'elle...

Quelques Citations

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  Au fil des ans, j’ai noté des propos que j’ai lus ou entendus : certains pleins de sagesse, d’autres intéressants, stimulants ou drôles. Aujourd’hui, j’aimerais partager quelques extraits de mon recueil de citations.  « Je me suis intéressé à cette idée selon laquelle le pouvoir ne s’exerce plus aujourd’hui au travers des formes traditionnelles, mais au travers de l’individualisme. Cela revient à dire que tu devrais avoir le droit de faire ce que tu veux mais que c’est nous qui allons t’aider à y parvenir J’ai toujours pensé que l’expression de soi était la conformité de notre époque.. »  Adam Curtis « Dans les gymnases, lorsque l'adversaire nous égratigne ou nous frappe d'un coup de tête, nous ne montrons aucun ressentiment, nous ne protestons pas, Nous n'imaginons pas qu'il complote contre nous. Pourtant nous gardons un oeil sur lui et maintenons une distance prudente, sans voir en lui un ennemi ni le tenir en suspicion. Nous devrions agir de même avec nos compagnon...

Imperturbable

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La quille d'un voilier agit comme une nageoire sous-marine. Elle empêche le vent de pousser le bateau de côté et lui permet de naviguer efficacement contre le vent. Elle contient du lest qui stabilise le navire. La quille d'un voilier représente très bien l'équanimité. Il en va de même pour un pilier profondément enfoncé dans la terre. La stabilité d'un pilier ne dépend pas uniquement de son matériau. Un facteur déterminant est la profondeur à laquelle il est enfoui dans la terre. De même, la force de l'équanimité dépend de la qualité de son ancrage dans la sagesse. Les vents du monde qui secouent l'esprit humain ne sont jamais calmes, mais grâce à la pleine conscience et à la sagesse, ils perdent le pouvoir de nous ballotter. L'équanimité nous apporte un ancrage et un contrepoids. En comprenant que le gain est indissociable de la perte, qu'acquérir un statut social élevé est indissociable de sa perte, que le plaisir est lié à la douleur et que les louan...

Faire la distinction entre le courage et la témérité

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  Un jour Ajahn Chah raconta au Sangha comment, alors qu’il était jeune moine, il s’était littéralement enfui pour échapper à une situation difficile. Voici comment cela s’est passé  : il séjournait depuis quelque temps dans un monastère désaffecté, avec le soutien d’un laïc. Une jeune veuve avait pris l’habitude d’amener son fils tous les matins pour lui offrir de la nourriture. Après quelques jours, il commença à se méfier des intentions de la veuve à son égard. Elle semblait essayer d’utiliser son jeune fils, si doux et si attachant, comme un moyen de créer un lien entre eux. Cela fonctionnait, et il se sentait de plus en plus attiré par la veuve. Une nuit, Ajahn Chah se réveilla couvert de sueur froide. Il réveilla son compagnon laïc. Dès qu’ils eurent rassemblé leurs affaires, à la lumière de la lune, ils s’enfoncèrent dans la forêt. Ajahn Chah nous a toujours enseigné à être courageux et à affronter nos problèmes et à éteindre le feu là où il brûle. Il nous a également e...

La régularité dans la pratique

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Le Bouddha attribuait les causes immédiates de son éveil à deux facteurs : un effort incessant et de l’insatisfaction à l’égard des réalisations qu'il avait déjà. Un manque de régularité est le talon d'Achille de nombreux pratiquants. Des périodes d'efforts intenses sont suivies de périodes d'inactivité, ce qui mène à peu ou pas de progrès à long terme. Cela peut être dû à des facteurs inévitables, comme la maladie, des responsabilités familiales ou professionnelles. Il se peut aussi qu’il faille tellement se forcer durant les périodes d'efforts intenses qu'après, l'esprit réagisse comme si tout ce travail acharné méritait un peu de détente. Mais « pratiquer dur, s'amuser dur » rend tout dur. Les jardiniers peuvent cesser de désherber leur jardin, faire une pause, puis reprendre le travail. Par contre, les chirurgiens ne peuvent pas s'arrêter en pleine opération et la pratique du Dhamma s'apparente davantage à une opération chirurgicale qu'à ...

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