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Les enseignements du Bouddha forment un tout

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Ici, en Thaïlande, nous approchons de la fin des grandes vacances scolaires. Durant cette période, de nombreux monastères offrent des programmes d’ordination temporaire de novices d’une durée d’un mois. C'est également à cette période qu'est diffusée une émission de téléréalité assez inhabituelle. Les téléspectateurs y suivent l'expérience de douze jeunes garçons qui participent à une ordination temporaire. Ce programme se déroule dans un centre de retraite proche de mon ermitage et est organisé par des moines invités de divers monastères. Au cours du mois qu'ils passent là-bas, je vais généralement discuter avec les novices pendant une heure environ. J'y suis allé hier. Cette année, les garçons ont entre 7 et 11 ans, et leur capacité de concentration n’est pas très grande, mais j’ai apprécié ce moment. À la fin, trois des plus jeunes novices, particulièrement enthousiastes, s’approchèrent de moi. « Puissiez-vous vivre cent ans ! » dit l’un d’eux. Un autre s’exclama...

La Vue Juste de l’impermanence

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  Un jour, un homme venu rendre hommage à Ajahn Chah se plaignit d’être rongé par la colère et de ne pas savoir comment la gérer. Il demanda à Ajahn Chah de l’aider. Ajahn Chah lui dit : « Montre-moi ta colère. » L'homme eut l'air perplexe : « Je ne me sens pas en colère en ce moment, Luang Por. » Ajahn Chah lui répondit que si la colère était vraiment en lui, et si elle lui appartenait vraiment, il devrait pouvoir la faire surgir à volonté. Le fait qu’il n’y parvienne pas montrait qu’il ne s’agissait pas d’un aspect intrinsèque de sa personnalité, mais d’un phénomène conditionné. Lorsque les conditions étaient réunies, elle apparaissait ; lorsqu’elles ne l’étaient pas, elle ne se manifestait pas. Une grande partie de la sagesse bouddhiste est liée à la compréhension de la conditionnalité. Se pencher à nouveau sur la nature impermanente et impersonnelle de tous les phénomènes qui constituent notre vie est le chemin vers la libération. Mais observer l’apparition et la dissolutio...

De condition en condition

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 « Tout comme, moines, lorsque la pluie tombe abondamment sur le sommet d’une montagne, l’eau ruisselle le long des pentes et remplit les crevasses, les ravins et les ruisseaux ; une fois ceux-ci remplis, ils remplissent les mares ; une fois celles-ci remplies, elles remplissent les étangs ; une fois ceux-ci remplis, ils remplissent les cours d’eau ; une fois ceux-ci remplis, ils remplissent les rivières, et une fois les rivières remplies, elles remplissent le grand océan — de la même manière, moines, la naissance est la condition qui soutient la souffrance, la souffrance est la condition qui soutient la confiance, et la confiance est la condition qui soutient la joie. La joie est la condition qui soutient la tranquillité, la tranquillité est la condition qui soutient le bonheur. Le bonheur est la condition qui soutient le samādhi, le samādhi est la condition qui soutient la connaissance et la vision des choses telles qu’elles sont réellement, et la connaissance et la vision des ch...

Regardez de près la nature des choses …

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  Le Bouddha évitait les débats philosophiques pour des raisons pratiques. « La vie est courte, disait-il, comme la rosée au soleil ; c’est pourquoi vous devriez faire très attention aux choses auxquelles vous choisissez de consacrer votre temps et vos efforts. » Vos choix devraient être déterminés par la capacité de toute chose à vous faire progresser sur le chemin de la libération ou du moins à ne pas l'entraver. Selon lui, les débats populaires de son époque sur la nature de la réalité ne satisfaisaient pas à ce critère. Les observations les plus profondes du Bouddha renferment un défi majeur : regardez de plus près. Il a résumé toutes les croyances et opinions de son époque, y compris les positions éternalistes et annihilationnistes qui sont encore populaires aujourd’hui. Il a déclaré que toutes ces opinions reposaient sur l’attachement aux cinq khandas : la forme, la sensation, la perception, les formations mentales et la conscience ; en les considérant comme le soi ou apparte...

Quand le nuisible paraît bénéfique

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  L'histoire des personnes qui se nuisent à elles-mêmes au nom de la beauté remonte à très loin. Le mercure a été un ingrédient de prédilection dans les cosmétiques pendant des centaines d'années. Les Victoriens ne juraient que par les composés d'arsenic, qui conféraient le « teint limpide et translucide » tant recherché en détruisant les globules rouges des utilisatrices. Un composé de plomb, la céruse vénitienne, était pendant longtemps le produit de prédilection des femmes qui convoitaient cette peau claire et pâle, symbole par excellence de la féminité et du statut aristocratique. Et ce, malgré le fait que, lorsqu’il était appliqué sur le visage, le plomb réagissait avec l’humidité pour former un acide qui rongeait la peau. La peau se décolorait, commençait à peler et à se couvrir de cicatrices. Cela entraînait un cercle vicieux : à mesure que la peau des utilisatrices s’abîmait, elles appliquaient des couches plus épaisses de céruse pour la dissimuler, accélérant ainsi...

La faillibilité de l’esprit

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  À l'apogée de la grande tragédie shakespearienne, Othello est convaincu de l’infidélité de son épouse, Desdémone. Voyant qu'il a l'intention de la tuer et qu'elle ne peut pas prouver son innocence, elle est saisie de terreur et fond en larmes. Othello interprète cette réaction comme un aveu de culpabilité. Il commet une erreur fatale en supposant qu'une personne innocente, confrontée à une accusation mortelle ou infamante, ne saurait trembler, transpirer ou manifester de l'anxiété, tout comme le ferait une personne coupable.  Les mensonges ne sont pas très bien détectés par les êtres humains. Dans diverses études, le taux de réussite d’un groupe témoin aléatoire d’étudiants universitaires s’élève à peine à 54 %. Ce n'est peut-être pas si surprenant. Ce qui l'est davantage, c'est que les policiers, les juges et les détecteurs de mensonges professionnels ne sont guère plus compétents, avec des scores compris entre 55 et 60 %. La principale différence...

Un esprit semblable à l’eau

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  C'est Songkran, le Nouvel An thaïlandais. L'eau occupe une place prépondérante dans les festivités. Les gens s'aspergent d'eau dans les rues, chez eux ainsi que dans les monastères, ils accomplissent le rituel consistant à laver les mains des aînés et des enseignants. Voici donc, pour aujourd'hui, un peu de Dhamma sur l'eau. Ces deux passages proviennent d'un enseignement donné par le Bouddha à son fils Rāhula (MN62) : « Rāhula, qu'est-ce que l'élément “eau” ? Il peut être interne ou externe. Tout ce qui, à l’intérieur, appartient à soi-même, est de l’eau, aqueux et sujet à attachement, c’est-à-dire la bile, le flegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, la salive, la morve, l’huile des articulations, l’urine… c’est ce qu’on appelle l’élément eau interne. Or, tant l’élément eau interne que l’élément eau externe ne sont que l’élément eau. Et cela doit être vu tel qu’il est réellement, avec la sagesse appropriée, ainsi : “Ce n’est pas ...

L’ascète corrompu

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  Dans un récit tiré des Jātakas, un homme riche et crédule décide d'enterrer tout son or dans l'ermitage d'un ascète qu'il vénère. Mais l'ascète est corrompu. Il déterre l'or et le dissimule dans un autre endroit. Le lendemain, il prend congé de son bienfaiteur, prétextant que rester trop longtemps au même endroit constitue un obstacle au non-attachement. Alors qu'il s'éloigne, l'ascète a un doute. Il s'inquiète d’être le premier suspecté lorsque le vol sera découvert. L’ascète retourne donc chez son bienfaiteur. Il lui montre quelques brins de paille accrochés à ses cheveux et explique qu’il est venu les rendre car ils proviennent sûrement du toit de la maison. Il dit que ses préceptes lui interdisent de prendre quoi que ce soit qui ne lui ait pas été donné librement, pas même un brin de paille. Comme il l'espérait, l'homme est profondément impressionné par son honnêteté. Mais un ami du bienfaiteur se méfie immédiatement. Il convainc l’...

La fausse sagesse du recul

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Avec le recul, tout le monde devient plus lucide. Ou, si ce n’est pas tout à fait plus lucide, disons plus avisé. C’est du moins l’impression que l’on a. Tout à coup, on voit tout ce qu’on aurait dû faire et qu’on n’a pas fait, tout ce qu’on n’a pas fait et qu’on aurait dû faire ; tout ce qu’on aurait dû dire et qu’on n’a pas dit, tout ce qu’on n’aurait pas dû dire, mais qu’on a dit quand même. Cette sagesse rétrospective est particulièrement convaincante au lendemain de la séparation d’avec un être cher. Nous oublions que nous avons souvent, pour ainsi dire, erré sans carte dans un vallon brumeux. Nous pensons que nous aurions dû faire mieux. Le Bouddha nous enseigne à reconnaître que de nombreux facteurs complexes et incommensurables influencent nos vies. Nous ne pouvons jamais être tout à fait sûrs que nos décisions, aussi mûrement réfléchies soient-elles, produiront un bon résultat. Nous trouvons refuge dans la sincérité avec laquelle nous les avons prises, et non dans leurs résult...

Le roi et le manguier

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En Thaïlande, les mangues mûrissent en avril. Quand je repense à mes premières années ici, le goût frais et sucré des mangues « okrong » et la chaleur accablante du mois le plus chaud de l'année sont indissociables. Les toits en tôle brûlants. Transpirer sans arrêt. Le bon vieux temps ! Les enseignements d'Ajahn Chah regorgent de références aux mangues. Il aimait raconter le récit des Jātakas dans lequel un roi, voyant un manguier lourdement chargé de fruits dans un parc, décide d'y revenir pour en manger une fois ses affaires conclues. Cependant, à son retour, il découvre que sa suite a déjà dépouillé l'arbre et que ses branches cassées sont éparpillées au sol. En regardant un arbre intact à proximité, le roi se rend compte que celui-ci a été épargné parce qu’il ne porte pas de fruits. Il se dit qu'il est comme ce grand manguier, constamment exploité à cause de son pouvoir et de sa richesse, l'esprit rempli de soucis et d'inquiétudes. Par la suite, il décid...

Les motivations de la vertu

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  Les cyniques adoptent souvent un ton condescendant dans leurs propos, du genre : « Allons, soyons honnêtes sur ce qui se passe réellement ici ». Le philosophe néerlandais du XVIIe siècle, Bernard Mandeville, par exemple, affirmait ceci : « L’homme le plus humble qui soit doit reconnaître que la récompense d’une action vertueuse […] réside dans un certain plaisir qu’il se procure en contemplant sa propre valeur ». En résumé, cette vision consiste à affirmer que les gens accomplissent de bonnes actions principalement parce qu’elles leur procurent des sentiments agréables. Une action dite vertueuse ne diffère pas tant de celles jugées non vertueuses (y compris, peut-être, certaines actions chères à M. Mandeville). La conviction qui sous-tend cette vision est que nous devrions accepter la vérité qui invite à l’humilité selon laquelle nous sommes tous, toujours et inévitablement, motivés par notre intérêt personnel. Quelques remarques : le fait que le souvenir d’une action vertueuse a...

Les vérités viennent parfois de manière inattendue

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Il y a de nombreuses années, j’habitais dans une petite cabane au flanc d’une colline recouverte d’une forêt dense. Un jour, je décidai de remonter le ruisseau tout proche qui, gonflé par l'orage des jours précédents, dévalait la pente en rugissant. La montée n’était pas facile et, en grimpant de rocher en rocher, j’ai glissé et je suis tombé. Je me suis retrouvé sur le dos dans le ruisseau, le souffle coupé, mais indemne. J’ai alors pris conscience de l’imprudence dont j’avais fait preuve. Si je m'étais cassé une jambe ce n'est que le lendemain matin que cela aurait été remarqué, quand je ne me serais pas présenté pour ma tournée d'aumône quotidienne dans le village en contrebas. Puis une autre pensée me traversa l'esprit : comment avais-je pu atterrir de manière aussi contrôlée ? Je me rendis compte que j'avais effectué un mouvement acrobatique étonnant dans les airs. Je ne pus m'empêcher d'être impressionné. En tant que moine, je contemple chaque jour...

Équanimité en temps de conflit

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  En essayant de maintenir l’attention sur la respiration, nous prenons conscience de tous les obstacles qui nous en empêchent. Nous apprenons à empêcher leur apparition et à lâcher prise sur eux. Ce principe s’applique à d’autres aspects de la pratique. En gardant à l’esprit le quatrième précepte, par exemple, nous prenons conscience de toutes les intentions et motifs, de tous les désirs et de toutes les craintes qui nous poussent à mentir. Cela nous apporte la connaissance nécessaire pour purifier progressivement notre parole. Nous observons les préceptes parce que nous sommes assez sages pour en voir la valeur, et en les observant, nous devenons plus sages. En pratiquant l’intention juste (sammā saṅkappa), en gardant la ferme intention de demeurer dans des pensées exemptes de malveillance, de colère et d’agressivité, nous devenons sensibles à l’apparition de telles pensées. Cette pratique est particulièrement importante en période de conflit. La peur conduit facilement au ressen...

Les bases historiques du bouddhisme sont vérifiables

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On vous a peut-être déjà demandé : « Comment pouvez-vous être sûrs que le Bouddha a réellement existé ? Dans quelle mesure pouvez-vous faire confiance à vos textes ? » Ma réponse est que notre foi repose vraiment sur des bases solides. Les textes pāli des Suttas et du Vinaya font preuve d'une étonnante cohérence interne et d'une grande unité, sans faire la moindre référence à des textes postérieurs. Ils ne révèlent aucun anachronisme historique. Cela donne au lecteur averti le sentiment profond qu'ils sont tous l'œuvre d'un seul et même esprit. L'uniformité des textes à travers des lignées de transmission isolées indique une origine commune antérieure à la division sectaire. Elle témoigne également de la fiabilité des méthodes de transmission orale utilisées par les moines pour les préserver. Les seize pays mentionnés dans les textes ont rapidement été absorbés par l'Empire Nanda. L'absence de toute référence à cet empire, ou à l'empire Maurya qui lu...

L’équilibre de la pratique

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  En 1978, à Londres, juste avant de partir pour la Thaïlande, j’ai eu une conversation avec une psychiatre qui venait de prendre sa retraite après une longue et brillante carrière. Je fus surpris lorsqu’elle me confia qu’elle avait rarement conseillé la méditation à ses patients. Selon elle, l’élément le plus essentiel à faire comprendre aux personnes atteintes de troubles mentaux était à quel point leurs problèmes étaient liés à leurs actes et à leurs paroles, et que la première étape et la plus importante consistait à prêter attention à leur comportement dans le monde. On ne saurait surestimer l’importance de sīla. Les retraites de méditation pour laïcs ont certes constitué une évolution très positive au sein des communautés bouddhistes au cours des cinquante dernières années. Cependant, la méditation ne représente qu’un aspect de l’entraînement global du corps, de la parole et de l’esprit nécessaire à la libération. Mettre trop l’accent sur l’application d’une technique de médi...

L'amour de soi dans le Bouddha dhamma

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De nos jours, on entend souvent qu'il faut s'aimer soi-même. Cela semble raisonnable. Mais ce que cela implique réellement et ce que cette expression signifie exactement reste plutôt mystérieux. Sans doute s’agit-il d’un sentiment que l’on devrait éprouver envers soi-même. Nombreux sont ceux qui s'efforcent alors de savoir s'ils éprouvent ce sentiment, et ne le trouvant pas, finissent par nourrir des idées pernicieuses et incohérentes, comme celle de ne pas valoir grand chose. Le Bouddhadhamma toujours précis et pragmatique, commence par poser des questions pratiques et concrètes telles que : « Comment être un bon ami envers soi-même ? »  La réponse est la suivante : Nourrir son cœur par des actes de gentillesse et de générosité. Construire et maintenir des garde-fous intelligents dans la vie en respectant les cinq préceptes. S'efforcer d'abandonner les états d'esprit malsains et de cultiver des états d'esprit bienfaisants, comme la patience, la bienveil...

Éveiller l’ardeur

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  « Encore une fois, Udayin, j'ai proclamé à mes disciples la manière de développer les quatre efforts justes. Ici, un bhikkhu éveille son zèle pour que les états mauvais et malsains qui ne sont pas encore apparus ne surgissent pas, et il fait des efforts, suscite son énergie, exerce son esprit et persévère. Il éveille son zèle pour abandonner les états mauvais et malsains qui sont apparus. Il éveille son zèle pour l'apparition d'états sains non apparus... Il éveille son zèle pour la continuité, la non-disparition, le renforcement, l'augmentation et l'accomplissement par le développement d'états sains apparus, et il fait des efforts, suscite son énergie, exerce son esprit et persévère. Et ainsi, beaucoup de mes disciples demeurent, ayant atteint l’accomplissement et la perfection de la connaissance directe.» (MN 77) De nos jours, on accorde beaucoup d'importance aux détails des techniques de méditation, comme si la pratique du Dhamma consistait à appliquer c...

Les enseignements forment un tout

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Il existe deux niveaux de la Vue Juste : la vue juste ordinaire et la vue juste transcendante (voir, par exemple, MN 117). La vue juste transcendante (lokuttara) est la vision claire de la réalité à la lumière des Quatre Nobles Vérités. La vue juste ordinaire (lokiya) nous invite à adhérer à certaines propositions, non pas comme des dogmes religieux, mais comme des hypothèses de travail. Ces propositions fournissent ainsi les bases et le cadre nécessaires à la culture de la Pensée Juste et de tous les autres aspects du Noble Chemin.  Le terme « juste » est utilisé ici dans un sens fonctionnel. Les principes de la Vue Juste sont « justes » dans le sens où ils fournissent les points de vue et les valeurs nécessaires à la réalisation du chemin vers le Nibbana. Les rejeter constitue un obstacle à la libération, même si cela n’empêche pas une vie épanouie. Pour un débutant, parler d'un enseignement sur la causalité peut sembler simple. Cependant, il peut être difficile de comprendre pou...

Le tapas suprême

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À l’époque du Bouddha, le mot « tapas » (chaleur, ferveur) désignait les austérités spirituelles pratiquées soit pour stimuler le feu intérieur, soit, dans le cas des jaïns, pour brûler l’ancien kamma. Le Bouddha donna à tapas un sens et un but nouveaux : l’incinération des souillures mentales. Lors de la première pleine lune de Māgha après son éveil, il enseigna un verset fondamental, l’Ovāda Pātimokkha, à un groupe de 1 250 arahants, dont beaucoup étaient d’anciens adorateurs du feu. Il y déclara que khanti (patience, endurance) est le tapas suprême. La patience incinère les souillures parce qu’elle s’oppose au penchant naturel de l’esprit vers la colère, le ressentiment et l’abattement face à ce qui est désagréable. Sans elle, l’esprit est facilement détourné par les souillures, et ses qualités salutaires demeurent fragiles et immatures. Khanti nous permet de supporter les phénomènes désagréables sans agitation, qu’il s’agisse de douleur physique, d’inconfort, des parole...

Donner le meilleur de soi

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  Où que tu sois, Dans un endroit accueillant ou hostile, animé ou isolé, Que tu te sentes confiant ou timide, Que tu te sentes en pleine forme ou abattu, Que tu sois sur une mer calme ou ballotté par des vagues incertaines, Que tu te sentes enthousiaste ou indifférent, Que tu fasses l'objet d'éloges ou de critiques, Que tu sois vu ou ignoré Que l'on rie avec toi ou de toi, Que tu te sentes inspiré ou désenchanté,  Optimiste ou découragé, Calme ou morose, Dis-toi :  Quelle est la meilleure chose,  La meilleure chose possible,  Que je puisse apporter à cette situation ? Ajahn Jayasāro 28/02/26

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